Novaedia, le bien-être fruité

Visite guidée par Mohamed Gnabaly dans les locaux de Novaedia, à Saint-Denis, qui a pour slogan « bien-être, développement durable et solidaire ». 

« Notre projet de départ, avec Capital banlieues, était de faire du soutien scolaire, et plus généralement d’aider les jeunes en difficulté. Faute de moyens financiers, notamment de la part des pouvoirs publics, nous avons dû rebondir sur une activité plus lucrative, de là est née Novaedia. » C’est ainsi que Mohamed Gnabaly présente cette association qui œuvre pour favoriser le bien-être des salariés au bureau. Car cette structure s’engage à livrer des fruits frais, ou même des repas faits par un traiteur, le tout issu exclusivement de l’agriculture biologique.

NovaediaUne interactivité naît ensuite du partenariat que propose Novaedia : livrés dans des corbeilles (confectionnées par des femmes sénégalaises), les fruits financent des programmes favorisant l’accès à l’éducation et la culture des jeunes dans les quartiers populaires d’Île-de-France. Ces divers programmes sont choisis par les entreprises et, à chaque abonnement, un arbre est planté dans un village africain.

Partenaire de certains événements sportifs comme le All Star Game, Novaedia a su séduire et révolutionner le monde de l’entreprise. Lauréat du concourt CréaRif 2012, lauréat de l’appel à projets de Plaine commune, co-lauréat de l’appel à projet de Saint-Ouen, ce service venu des Etats-Unis est unique en France et n’hésite pas à offrir le petit-déjeuner aux portes ouvertes du foot féminin.

Mohamed, un des anciens de cette aventure, a vu naître Novaedia et nous raconte les débuts difficiles lors des premiers jours de l’association. Il en parle aujourd’hui avec le sourire : « On est parti de rien, si ce n’est une idée en tête. Aujourd’hui, l’association prend de l’ampleur, nous sommes dans le positif et je suis fier d’y être parvenu ».

Après une visite des locaux, situés sur le boulevard Ornano dans le quartier Pleyel à Saint-Denis, nous abordons l’aspect économique du projet, Mohamed nous répond qu’il faut avant tout développer l’association, qui n’a pas pour but de faire du profit mais du service à la personne et à l’environnement. Un joli projet qui a fini par concilier l’économique et le social.

Samir Benguennouna