Hors-la-loi, une histoire franco-algérienne

Après la polémique sur les aspects historiques, le film de Rachid Bouchareb est accusé de plagiat par deux scénaristes. Jugement à venir.

Hors-la-loi, réalisé par Rachid Bouchareb, n’a pas fini de faire parler de lui. Soupçonné de révisionnisme anti-Français, le film a suscité des protestations avant même sa production, lors de sa présentation au Festival de Cannes puis lors de l’avant-première à Marseille, et jusqu’à sa sortie nationale en France, le 23 septembre 2010. La polémique aurait pu s’arrêter là, car il ne compte aujourd’hui qu’environ 315 000 entrées, ce qui n’est pas un franc succès.

Mais le 12 octobre 2010, c’est pour accusation de plagiat que le réalisateur et son co-scénariste, Olivier Lorelle, se sont rendus au Tribunal de grande instance de Paris, où ils risquaient 750 000 euros de dommages et intérêts et l’interdiction du film. En tout cas c’est ce que réclamaient les scénaristes de Sparring Partners, Farid Afiri et Philippe Roques. « Les co-auteurs du scénario original se sont adressés à Rachid Bouchareb et à Jean Breat en 2006 et on relève prés de 70 similitudes », a expliqué Isabelle Wekstein, l’avocate des plaignants. Mais selon Laurent Merlet, l’avocat des accusés, ces accusations ne reposent sur rien, car « c’est une construction intellectuelle qui n’a aucun rapport avec la réalité du film ».

Dans la lignée d’Indigènes, le film Hors-la-loi reflète l’histoire violente de la colonisation, de La Seconde guerre mondiale et de la guerre d’Algérie . Une histoire de gangsters, sur fond de western moderne, jouée par Jamel Debbouze, Roschdy Zem et Sami Bouajila. Trois frères qui se retrouvent avec leur mère dans les bidonvilles de Nanterre, avec des centaines de milliers de migrants algériens, dans la France à reconstruire des années 1950.

Khalid Nahi

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